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Contrepétons

Le sportif met ses nouilles en cage et du sport dans les fermes.

Le maire de Maisons-Alfort accède enfin à la célébrité

Eternel candidat malheureux à un poste de ministre, le maire de Maisons-Alfort a vécu des moments d’instance jouissance médiatique lors du voyage en Chine de Nicolas Sarkozy. Invité du Président, il l’a marqué à la culotte pendant la visite du site archéologique où étaient enterrés les hommes statues en terre cuite de l’armée de l'Empereur Qin, le 1er empereur de Chine. Ainsi, est-il apparu la mine réjouie au côté du Président dans une photo publiée dans le journal Libération. Son image a impressionné les lecteurs au point de poser la question de l’identité de ce « jovial dégarni » au côté du Président.

Qu’il soit dégarni, personne ne le contestera. Par contre, pour ce qui est de la jovialité, les personnes qui le côtoient peuvent témoigner que ce qualificatif est loin de représenter le trait de caractère dominant d’un tel personnage plutôt réputé dans son fief pour son autoritarisme et son caractère colérique.

 Un instant de célébrité qu’il lui faudra travailler. On se souvient de son mentor en politique, Alain Griotteray, qui, au bas d’une photo le représentant au côté du 1er ministre canadien, fanfaronnait en inscrivant la légende suivante dans sa feuille de chou destinée à vanter ses mérites : Qui est le personnage à côté d’Alain Griotteray ?

 Aller monsieur le maire ! Encore un effort ! Mais que c’est dur !

Un conseil ! Par les temps qui courent, une critique bien sentie de Nicolas Sarkozy est le chemin le plus court pour glaner un instant de notoriété. Bien évidemment, il faut faire une croix sur un poste de ministre ce qui n'est plus un problème car, désormais, les carottes sont cuites. Quoique !

La fête des maires

C’est la fête des maires. Ce fut pour certains maires, une défaite. Pas les nôtres à Charenton, Maisons-Alfort et Saint-Maurice, 3 grands maires réélus. Bravo !

Alors que le parlement débat de la limitation à 2 mandats présidentiels successifs, il n’est pas question de limiter le nombre de mandats d’un maire. A l’heure où on parle de 41 années de vie professionnelle, eux veulent la mairie pour l’éternité si possible et sans retraite, ni à 60, 65 ou 68 ans.

Ces mêmes maires, sénateur ici, député là (seuls 76 députés n’ont pas d’autre mandat) cumulent donc allègrement. Ils exécutent très imparfaitement leur mandat de parlementaire (la loi OGM rejetée pour cause d’absentéisme en est une illustration...), sauf les mardi, mercredi et jeudi où ils accourent dans l’hémicycle entre 15h et 16h pour montrer leur binette à l’écran.

Nos maires, qui ne manquent pas de paroles assez élogieuses pour le slogan « travailler plus pour gagner plus », nous donnent l’exemple fortement mobilisateur de travailler moins pour gagner plus.

Le virus Sarkozy

Ils règnent sur nos villes, sont de la même clique,
Se vautrent sur les trônes, cela depuis des lustres.
C’est clair nos roitelets, consanguins politiques,
Nous traitent comme des sujets, aussi comme des rustres.

Aux deux rives de la Marne, que l’on soit à tribord
Pour aider l’opprimé, réconforter le hère,
Ou bien que l’on résiste, très fort sur l’autre bord
On se trouve embarqué toujours sur une galère.
 
A Charenton, au bois, on ne crie plus au loup
Mais la chasse est ouverte, Brétillon l’a fait sienne.
L’escopette en berne, il tire nombre de coups,
A contre-emploi sur les péripatéticiennes.

A Saint-Maurice, pour sûr, y a pas de malheureux.
Pour l’agité Cambon, avoir la fibre sociale,
C’est l’exil assuré. Aider les miséreux
Quand on est une élue, pour lui c’est anormal.
 
Parmi les communaux, lorsqu’un syndicaliste
Près de Maisons-Alfort, montre un peu ses quenottes,
L’autocrate Herbillon, comme à un terroriste,
Alerte ses cerbères qui lui passent les menottes.

Nos tristes sires accablent ceux qui osent assister,
Tous les traîne-misère, les férus du zizi.
Trois histoires qui montrent, qu’ils l’ont bien contracté
Congénitalement, le virus Sarkozy.

Le Maire et les commerçants

Triste confirmation d'un pouvoir solitaire.
Dans cette pauvre histoire, la décision d'un Maire,
Et du FN unis, incitent, qui l'eut cru,
De braves commerçants à descendre dans la rue.

Un Maire à Alfort, lassé de retrouver
Un marché populaire aux portes de sa cité,
Décida de son chef qu'il en serait fini
Des quidams basanés qu'on voit tous les lundis.
Pour la population, qu'il soit une aventure
De chercher sa pitance, le Maire n'en a cure.
De sa plus belle plume auprès de la police,
Il demande un appui, redoutant des sévices
Car pour un commerçant, qu'un Maire libéral
Vous prive d'un emploi, ça ce n'est pas banal.
- Agir en va-t-en guerre ? Loin de nous cette idée.
Mieux vaut la médiation, allons voir le Préfet ?
Alors, les expulsés montrent que hors-la-loi,
La suite le dira, ne sont pas ceux qu'on croit.
Quand le Département " appelle l'attention ",
En mots diplomatiques, c'est tout comme un sermon.
Pour fermer un marché, avant faut discuter.
Le Maire pris en défaut doit donc s'exécuter.
L'assemblée ci nommée Conseil Municipal,
Réunie un beau soir, confirma tout le mal
Quand au moment du choix, on retrouva sans peine
L'union de gens dits biens et le front de la haine.
Pour la gauche plurielle, c'est la consternation
On supprime le marché, bien qu'elle ait voté non.
Privés de leur emploi, ignorés par le Maire,
Voilà des commerçants en lutte hebdomadaire
Car garder les lundis, l'étal à la maison,
C'est libérer du temps de manifestation.

 - Ici l'Etat c'est moi ! Clamait le roi Soleil.
Le Maire de notre cité veut faire tout pareil.
D'abord prince de Nectoux, maintenant député,
Sa tête, à tant enfler, se croit " emperruquée ".
Il ne tient plus qu'à vous, gens de Maisons-Alfort,
Que ce prince qui arrive, soit le prince qu'on sort.

Le vieux et les prétendants

Aux rives de la Marne, trois grandes éminences
Régnaient sur leurs sujets en toute insouciance.
Cambon et Herbillon, chacun dans sa cité,
Le vieux Griotteray en sus Maire-Député.
Une douce quiétude qu’avec le droit d’aînesse
On doit faire durer au moins jusqu’à la messe.
C’est ce que dû penser l’aïeul en tout honneur :
- Qu’ils me laissent en paix, bientôt viendra leur heure ?
A cela rien à dire. Issus du même parti,
Tout était réuni pour qu’ils deviennent amis.
D’autant que le doyen, sous ses ailes protectrices
Couva les gringalets, lorsqu’ils étaient novices.
De plus quelques faits d’armes, dans la dernière guerre
Lui valurent l’estime, même si on exagère.
Son idéologie, son seul panache blanc
Fut à n’en pas douter, sa haine de l’Allemand.
Car faire le coup de feu, dans les années quarante
Les yeux doux à Le Pen, dans les années nonante
Est au premier abord, manque de maturité
Ou bien c’est sur le tard, signe de sénilité.

Pourtant bien inégales, les parts, pour ces trois bêtes,
N’en composaient pas moins, un fromage pour trois têtes.
Alfort et Saint-Maurice puis Charenton le Pont
Les Conseil Général, Région, circonscription,
Tous pouvaient s’empiffrer, atteindre l’overdose.
Le vieux gardait le mieux, les autres avaient leur dose.

Mais les ailes bienfaitrices couvaient un rejeton
Qui, de toute l’instruction, retint la trahison.
Pour gagner les faveurs, il s’était tant blotti,
Qu’à force de frottement, il fut tout dégarni.
Pour sûr c’est l’esthétique, c’est pour rester mignon
Qu’un jour il enjamba, en mai, le rubicon,
Car baver trop longtemps devant un os à moelle
Risquait sur le caillou de le laisser sans poil.
L’autre moins querelleur ou bien moins envieux
Resta à Saint-Maurice, mais avec ses cheveux.

La bataille eut lieu pour la circonscription
Le Judas déplumé, qui a plus de maisons,
Après de vifs échanges et force noms d’oiseaux
En toute arithmétique, emporta le morceau.
Mais de lui et du vieux, sur l’idéologie
Sauf le système pileux, on dirait des sosies.

Oh, vous les pygmalions ! Oh, vous les bons apôtres !
Qui cherchez à aider, à faire le bien des autres
Exercez vos talents et votre rhétorique,
Mais de grâce morbleu, laissez la politique.
Quant à ceux qui s’obstinent, pour la fidélité,
Le seul mètre étalon est la pilosité.

Stationnement payant rue Edmond Nocard

Saint-Maurice

Gloire à son Maire, toujours plus grand, toujours plus beau ! Même que son portrait est accroché à la vue de tous dans les locaux de la police municipale.
Ce même Christian Cambon affirmait que le stationnement matérialisé rue Edmond Nocard ne serait pas payant, mais devrait faciliter les manœuvres des automobilistes…
Mais Cambon Christian ignore Christian Cambon. Maintenant c’est payant. C’était en fait pour faciliter les manœuvres du maire !

Le sénateur

Saint-Maurice

Félicitations à Christian Cambon. Il est sénateur. L’ambition de toute une vie est satisfaite… Mais cet homme qui a su couvrir les détournements de fonds publics commis par son adjoint, saura sûrement là où il est maintenant exercer ses compétences au sein de la haute assemblée.

Félicitations à ce grand homme qui saura surveiller le budget de l’Etat, après avoir suivi de près les fameux financements des lycées d’Ile de France. Mais ne croyons pas que c’est son souci de l’économie qui l’a fait démissionner de la SAFER…

C’est tout simplement parce qu’il est interdit de dépasser un plafond de revenus dans les emplois publics.

Contrepétons

Benoit XVI sur un balcon

Pour parvenir au but il faut beaucoup de courage

Rien n’est trop beau dès qu’il s’agit de grandeur

Le maniement réitéré des fonds multiplie les mouvements de caisse.

Horoscope ce mois-ci :

Se méfier de l’avidité des Serge et des feux sur les caisses

Dernière minute à Maisons-Alfort

Le triste sire de Maisons-Alfort, qui a fait du centre aquatique son château de Versailles, organise les grandes eaux en pleine période de sécheresse.

Il y a deux années environ, sa majesté Herbillon 1er, ci-devant premier magistrat de la cité, construisait à grands frais des thermes luxueux à ses sujets. A présent, il leur demande 200 000 € supplémentaires pour les autoriser à continuer de s’ébattre dans les gouffres amers.

Sans qu’ils en aient eu conscience et alors qu’ils pensaient batifoler dans des eaux stagnantes, les honorables sujets de sa majesté faisaient trempette dans des eaux torrentielles à côté desquelles les grandes eaux de Versailles font figure de filet mignon. La faute, dit-on, à un système de filtration défaillant.

Pourquoi le triste sire n’a-t-il pas fermé les thermes pour réparer la machine ? Peut-être, dans sa grande bonté, n’a-t-il n’a pas voulu ôter à ses sujets "le plaisir d’aller aux eaux". Ou bien a-t-il craint que le lien de consanguinité qui le lie à eux ne se rompe et qu’ils l’éjectent un jour de son trône ?

Comme le remarque dans la gazette un manant qui ne semble pas appartenir à la cour de sa majesté, on nage en eaux troubles (et pour cause avec un tel système de filtration). Sa majesté daignera-t-elle répondre aux questions suivantes : Pourquoi la machine supposée neuve s’est-elle enrayée si vite ? Pourquoi n’a-t-on pas demandé au constructeur de réparer gratuitement ses malfaçons ?

A moins qu’on ait trouvé un bouc émissaire en la personne d’un serf, employé des thermes, qui ne semble pas apprécier ses conditions de travail.