Contrepétons
Le sportif met ses nouilles en cage et du sport dans les fermes.
Le sportif met ses nouilles en cage et du sport dans les fermes.
Eternel candidat malheureux à un poste de ministre, le maire de Maisons-Alfort a vécu des moments d’instance jouissance médiatique lors du voyage en Chine de Nicolas Sarkozy. Invité du Président, il l’a marqué à la culotte pendant la visite du site archéologique où étaient enterrés les hommes statues en terre cuite de l’armée de l'Empereur Qin, le 1er empereur de Chine. Ainsi, est-il apparu la mine réjouie au côté du Président dans une photo publiée dans le journal Libération. Son image a impressionné les lecteurs au point de poser la question de l’identité de ce « jovial dégarni » au côté du Président.
C’est la fête des maires. Ce fut pour certains maires, une défaite. Pas les nôtres à Charenton, Maisons-Alfort et Saint-Maurice, 3 grands maires réélus. Bravo !
Alors que le parlement débat de la limitation à 2 mandats présidentiels successifs, il n’est pas question de limiter le nombre de mandats d’un maire. A l’heure où on parle de 41 années de vie professionnelle, eux veulent la mairie pour l’éternité si possible et sans retraite, ni à 60, 65 ou 68 ans.
Ces mêmes maires, sénateur ici, député là (seuls 76 députés n’ont pas d’autre mandat) cumulent donc allègrement. Ils exécutent très imparfaitement leur mandat de parlementaire (la loi OGM rejetée pour cause d’absentéisme en est une illustration...), sauf les mardi, mercredi et jeudi où ils accourent dans l’hémicycle entre 15h et 16h pour montrer leur binette à l’écran.
Nos maires, qui ne manquent pas de paroles assez élogieuses pour le slogan « travailler plus pour gagner plus », nous donnent l’exemple fortement mobilisateur de travailler moins pour gagner plus.
Ils règnent sur
nos villes, sont de la même clique,
Se vautrent sur
les trônes, cela depuis des lustres.
C’est clair nos
roitelets, consanguins politiques,
Nous traitent
comme des sujets, aussi comme des rustres.
Pour aider
l’opprimé, réconforter le hère,
Ou bien que
l’on résiste, très fort sur l’autre bord
On se trouve
embarqué toujours sur une galère.
A Charenton, au
bois, on ne crie plus au loup
Mais la chasse
est ouverte, Brétillon l’a fait sienne.
L’escopette en
berne, il tire nombre de coups,
A contre-emploi
sur les péripatéticiennes.
Pour l’agité
Cambon, avoir la fibre sociale,
C’est l’exil
assuré. Aider les miséreux
Quand on est
une élue, pour lui c’est anormal.
Parmi les
communaux, lorsqu’un syndicaliste
Près de
Maisons-Alfort, montre un peu ses quenottes,
L’autocrate
Herbillon, comme à un terroriste,
Alerte ses
cerbères qui lui passent les menottes.
Tous les
traîne-misère, les férus du zizi.
Trois histoires
qui montrent, qu’ils l’ont bien contracté
Congénitalement,
le virus Sarkozy.
Triste confirmation d'un pouvoir solitaire.
Dans cette pauvre histoire, la décision d'un Maire,
Et du FN unis, incitent, qui l'eut cru,
De braves commerçants à descendre dans la rue.
Un Maire à Alfort, lassé de retrouver
Un marché populaire aux portes de sa cité,
Décida de son chef qu'il en serait fini
Des quidams basanés qu'on voit tous les lundis.
Pour la population, qu'il soit une aventure
De chercher sa pitance, le
De sa plus belle plume auprès de la police,
Il demande un appui, redoutant des sévices
Car pour un commerçant, qu'un Maire libéral
Vous prive d'un emploi, ça ce n'est pas banal.
- Agir en va-t-en guerre ? Loin de nous cette idée.
Mieux vaut la médiation, allons voir le Préfet ?
Alors, les expulsés montrent que hors-la-loi,
La suite le dira, ne sont pas ceux qu'on croit.
Quand le Département " appelle l'attention ",
En mots diplomatiques, c'est tout comme un sermon.
Pour fermer un marché, avant faut discuter.
Le Maire pris en défaut doit donc s'exécuter.
L'assemblée ci nommée Conseil Municipal,
Réunie un beau soir, confirma tout le mal
Quand au moment du choix, on retrouva sans peine
L'union de gens dits biens et le front de la haine.
Pour la gauche plurielle, c'est la consternation
On supprime le marché, bien qu'elle ait voté non.
Privés de leur emploi, ignorés par le Maire,
Voilà des commerçants en lutte hebdomadaire
Car garder les lundis, l'étal à la maison,
C'est libérer du temps de manifestation.
Le Maire de notre cité veut faire tout pareil.
D'abord prince de Nectoux, maintenant député,
Sa tête, à tant enfler, se croit " emperruquée ".
Il ne tient plus qu'à vous, gens de Maisons-Alfort,
Que
ce prince qui arrive, soit le prince qu'on sort.
Aux rives de la
Marne, trois grandes éminences
Régnaient sur
leurs sujets en toute insouciance.
Cambon et
Herbillon, chacun dans sa cité,
Le vieux
Griotteray en sus Maire-Député.
Une douce
quiétude qu’avec le droit d’aînesse
On doit faire
durer au moins jusqu’à la messe.
C’est ce que dû
penser l’aïeul en tout honneur :
- Qu’ils me
laissent en paix, bientôt viendra leur heure ?
A cela rien à
dire. Issus du même parti,
Tout était
réuni pour qu’ils deviennent amis.
D’autant que le
doyen, sous ses ailes protectrices
Couva les
gringalets, lorsqu’ils étaient novices.
De plus
quelques faits d’armes, dans la dernière guerre
Lui valurent
l’estime, même si on exagère.
Son idéologie,
son seul panache blanc
Fut à n’en pas
douter, sa haine de l’Allemand.
Car faire le
coup de feu, dans les années quarante
Les yeux doux à
Le Pen, dans les années nonante
Est au premier
abord, manque de maturité
Ou bien c’est
sur le tard, signe de sénilité.
Pourtant bien
inégales, les parts, pour ces trois bêtes,
N’en
composaient pas moins, un fromage pour trois têtes.
Alfort et
Saint-Maurice puis Charenton le Pont
Les Conseil
Général, Région, circonscription,
Tous pouvaient
s’empiffrer, atteindre l’overdose.
Le vieux
gardait le mieux, les autres avaient leur dose.
Mais les ailes
bienfaitrices couvaient un rejeton
Qui, de toute
l’instruction, retint la trahison.
Pour gagner les
faveurs, il s’était tant blotti,
Qu’à force de
frottement, il fut tout dégarni.
Pour sûr c’est
l’esthétique, c’est pour rester mignon
Qu’un jour il
enjamba, en mai, le rubicon,
Car baver trop
longtemps devant un os à moelle
Risquait sur le
caillou de le laisser sans poil.
L’autre moins
querelleur ou bien moins envieux
Resta à
Saint-Maurice, mais avec ses cheveux.
La bataille eut
lieu pour la circonscription
Le Judas
déplumé, qui a plus de maisons,
Après de vifs
échanges et force noms d’oiseaux
En toute
arithmétique, emporta le morceau.
Mais de lui et
du vieux, sur l’idéologie
Sauf le système
pileux, on dirait des sosies.
Oh, vous les
pygmalions ! Oh, vous les bons apôtres !
Qui cherchez à
aider, à faire le bien des autres
Exercez vos
talents et votre rhétorique,
Mais de grâce
morbleu, laissez la politique.
Quant à ceux
qui s’obstinent, pour la fidélité,
Le seul mètre étalon est la pilosité.
Saint-Maurice
Gloire à son Maire, toujours plus grand, toujours plus beau ! Même que son portrait est accroché à la vue de tous dans les locaux de la police municipale.
Ce même Christian Cambon affirmait que le stationnement matérialisé rue Edmond Nocard ne serait pas payant, mais devrait faciliter les manœuvres des automobilistes…
Mais Cambon Christian ignore Christian Cambon. Maintenant c’est payant. C’était en fait pour faciliter les manœuvres du maire !
Saint-Maurice
Félicitations à Christian Cambon. Il est sénateur. L’ambition de toute une vie est satisfaite… Mais cet homme qui a su couvrir les détournements de fonds publics commis par son adjoint, saura sûrement là où il est maintenant exercer ses compétences au sein de la haute assemblée.
Félicitations à ce grand homme qui saura surveiller le budget de l’Etat, après avoir suivi de près les fameux financements des lycées d’Ile de France. Mais ne croyons pas que c’est son souci de l’économie qui l’a fait démissionner de la SAFER…
C’est tout simplement parce qu’il est interdit de dépasser un plafond de revenus dans les emplois publics.
Benoit XVI sur un balcon
Pour parvenir au but il faut beaucoup de courage
Rien n’est trop beau dès qu’il s’agit de grandeur
Le maniement réitéré des fonds multiplie les
mouvements de caisse.
Horoscope ce mois-ci :
Se méfier de l’avidité des Serge et des feux sur les
caisses
Le triste sire de Maisons-Alfort, qui a fait du centre aquatique son château de Versailles, organise les grandes eaux en pleine période de sécheresse.
Il y a deux années environ, sa majesté Herbillon 1er, ci-devant premier magistrat de la cité, construisait à grands frais des thermes luxueux à ses sujets. A présent, il leur demande 200 000 € supplémentaires pour les autoriser à continuer de s’ébattre dans les gouffres amers.
Sans qu’ils en aient eu conscience et alors qu’ils pensaient batifoler dans des eaux stagnantes, les honorables sujets de sa majesté faisaient trempette dans des eaux torrentielles à côté desquelles les grandes eaux de Versailles font figure de filet mignon. La faute, dit-on, à un système de filtration défaillant.
Pourquoi le triste sire n’a-t-il pas fermé les thermes pour réparer la machine ? Peut-être, dans sa grande bonté, n’a-t-il n’a pas voulu ôter à ses sujets "le plaisir d’aller aux eaux". Ou bien a-t-il craint que le lien de consanguinité qui le lie à eux ne se rompe et qu’ils l’éjectent un jour de son trône ?
Comme le remarque dans la gazette un manant qui ne semble pas appartenir à la cour de sa majesté, on nage en eaux troubles (et pour cause avec un tel système de filtration). Sa majesté daignera-t-elle répondre aux questions suivantes : Pourquoi la machine supposée neuve s’est-elle enrayée si vite ? Pourquoi n’a-t-on pas demandé au constructeur de réparer gratuitement ses malfaçons ?
A moins qu’on ait trouvé un bouc émissaire en la personne d’un serf, employé des thermes, qui ne semble pas apprécier ses conditions de travail.