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Editorial

Ainsi Alain Griotteray n’est plus

Nul doute, tous ses anciens amis vont pleurer très gros ! Les mêmes amis qu’il a aidés à promouvoir sur la circonscription, vont pleurer à chaudes larmes… et se réjouir en aparté. Nous pensons tout particulièrement à son successeur à la mairie, Brétillon, qui a pris la place à la suite de tumultueuses municipales, à Cambon qui fut son député suppléant (et parlait de Griotteray comme de son père spirituel au grand dam de son père biologique !) , avant d’être lui-même supplanté par Herbillon qui, lui, a réussi à virer le patron et à lui piquer sa place.

 

Voilà trois amis très chers du très cher disparu. Lequel n’a plus jamais remis les pieds à Charenton qu’il disait tant aimer. Et nous ne parlons pas de tous les grouillots qui grouillaient autour du puissant Alain Griotteray. Et après cela les politiques au pouvoir veulent nous parler de morale ?

Que nos maires sont "écolo" !

Ils nous le démontrent tous les jours, dans toutes leurs actions. Ne viennent-ils pas de planter des arbres... ça, c'est une preuve !

Après avoir pétitionné en choeur contre la suppression du souterrain porte de Charenton, vont-ils s'opposer au tramway circulaire ?

Il est vrai que nos maires sont habitués aux transports publics : 
voitures publiques, c'est-à-dire à usage privé et officiel, avec chauffeur et gyrophare. Il est vrai aussi qu'ils augmentent les places de stationnements payants et les p.v. qui vont avec. Mais ça, c'est pour le bon peuple.

Le vrai peuple,  celui qui nous dirige, est d'une variété nouvelle, comme la patate du même nom : c'est l'égalité pour tous, mais plus pour les dirigeants. Les pauvres : ils se donnent tant de mal et son si mal payés !

La fête des maires

C’est la fête des maires. Ce fut pour certains maires, une défaite. Pas les nôtres à Charenton, Maisons-Alfort et Saint-Maurice, 3 grands maires réélus. Bravo !

Alors que le parlement débat de la limitation à 2 mandats présidentiels successifs, il n’est pas question de limiter le nombre de mandats d’un maire. A l’heure où on parle de 41 années de vie professionnelle, eux veulent la mairie pour l’éternité si possible et sans retraite, ni à 60, 65 ou 68 ans.

Ces mêmes maires, sénateur ici, député là (seuls 76 députés n’ont pas d’autre mandat) cumulent donc allègrement. Ils exécutent très imparfaitement leur mandat de parlementaire (la loi OGM rejetée pour cause d’absentéisme en est une illustration...), sauf les mardi, mercredi et jeudi où ils accourent dans l’hémicycle entre 15h et 16h pour montrer leur binette à l’écran.

Nos maires, qui ne manquent pas de paroles assez élogieuses pour le slogan « travailler plus pour gagner plus », nous donnent l’exemple fortement mobilisateur de travailler moins pour gagner plus.

Nos chers disparus

Tant de fois ils nous ont dit et écrit qu’ils nous aiment et qu’ils se battent pour nous que beaucoup d’entre nous se sont laissés convaincre. Nos chers disparus se sont entourés de gens fidèles, de servants dévoués ; quelle belle harmonie dans cette famille…

Et voilà que… non choisis à la première place, la meilleure, celle qui est convoitée, cet homme public se détourne de tous, oublie tous les propos prononcés et s’en va traîner son aigreur en d’autres lieux.

Qui se souvient d’Alain Griotteray, de ses cohortes de féaux ? Non élu il a disparu, ballon de baudruche éclaté par une épine. Qui le remplace ? Ceux qui l’ont soutenu… et qui l’ont viré, calife à la place du calife. Puissant à la place du puissant, il connaît la recette, s’entoure de supporters jetables à tout instant, surtout s’ils font un peu d’ombre ! Sans voir qu’il sera viré, balayé comme celui dont il a été le commis. Dans cette comédie du pouvoir, c’est l’électeur qui paie pour une place de théâtre, et qui paie encore, souvent satisfait parce qu’il est aux premières loges. Triste histoire que celle de nos chers disparus et de nos futurs chers disparus.

C’est le temps de la Toussaint !