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Chronique Ton Maire : Maisons-Alfort

Le maire de Maisons-Alfort accède enfin à la célébrité

Eternel candidat malheureux à un poste de ministre, le maire de Maisons-Alfort a vécu des moments d’instance jouissance médiatique lors du voyage en Chine de Nicolas Sarkozy. Invité du Président, il l’a marqué à la culotte pendant la visite du site archéologique où étaient enterrés les hommes statues en terre cuite de l’armée de l'Empereur Qin, le 1er empereur de Chine. Ainsi, est-il apparu la mine réjouie au côté du Président dans une photo publiée dans le journal Libération. Son image a impressionné les lecteurs au point de poser la question de l’identité de ce « jovial dégarni » au côté du Président.

Qu’il soit dégarni, personne ne le contestera. Par contre, pour ce qui est de la jovialité, les personnes qui le côtoient peuvent témoigner que ce qualificatif est loin de représenter le trait de caractère dominant d’un tel personnage plutôt réputé dans son fief pour son autoritarisme et son caractère colérique.

 Un instant de célébrité qu’il lui faudra travailler. On se souvient de son mentor en politique, Alain Griotteray, qui, au bas d’une photo le représentant au côté du 1er ministre canadien, fanfaronnait en inscrivant la légende suivante dans sa feuille de chou destinée à vanter ses mérites : Qui est le personnage à côté d’Alain Griotteray ?

 Aller monsieur le maire ! Encore un effort ! Mais que c’est dur !

Un conseil ! Par les temps qui courent, une critique bien sentie de Nicolas Sarkozy est le chemin le plus court pour glaner un instant de notoriété. Bien évidemment, il faut faire une croix sur un poste de ministre ce qui n'est plus un problème car, désormais, les carottes sont cuites. Quoique !

Dernière minute à Maisons-Alfort

Le triste sire de Maisons-Alfort, qui a fait du centre aquatique son château de Versailles, organise les grandes eaux en pleine période de sécheresse.

Il y a deux années environ, sa majesté Herbillon 1er, ci-devant premier magistrat de la cité, construisait à grands frais des thermes luxueux à ses sujets. A présent, il leur demande 200 000 € supplémentaires pour les autoriser à continuer de s’ébattre dans les gouffres amers.

Sans qu’ils en aient eu conscience et alors qu’ils pensaient batifoler dans des eaux stagnantes, les honorables sujets de sa majesté faisaient trempette dans des eaux torrentielles à côté desquelles les grandes eaux de Versailles font figure de filet mignon. La faute, dit-on, à un système de filtration défaillant.

Pourquoi le triste sire n’a-t-il pas fermé les thermes pour réparer la machine ? Peut-être, dans sa grande bonté, n’a-t-il n’a pas voulu ôter à ses sujets "le plaisir d’aller aux eaux". Ou bien a-t-il craint que le lien de consanguinité qui le lie à eux ne se rompe et qu’ils l’éjectent un jour de son trône ?

Comme le remarque dans la gazette un manant qui ne semble pas appartenir à la cour de sa majesté, on nage en eaux troubles (et pour cause avec un tel système de filtration). Sa majesté daignera-t-elle répondre aux questions suivantes : Pourquoi la machine supposée neuve s’est-elle enrayée si vite ? Pourquoi n’a-t-on pas demandé au constructeur de réparer gratuitement ses malfaçons ?

A moins qu’on ait trouvé un bouc émissaire en la personne d’un serf, employé des thermes, qui ne semble pas apprécier ses conditions de travail.

Maisons-Alfort : Travailler plus pour gagner plus qu’ils disent !!

Maisons-Alfort

Un employé communal de Maisons-Alfort a éprouvé la formule à ses dépens. L’été 2004, il a assuré le gardiennage du Moulin Brûlé la nuit et les jours fériés en plus de son travail quotidien d’entretien (154 h par semaine à la disposition de son employeur). Bien qu’il fût payé pour dormir la nuit (dixit Mme Pesque Directrice des Services Municipaux), il n’a pas apprécié de ne pas voir apparaître les salaires correspondants sur sa feuille de paie. Et pour cause puisque c’est illégal de faire tant d’heures dans le mois.

Le Maire a perdu les pédales : interrogé en Conseil Municipal il a accusé un responsable syndical d’avoir proféré des menaces de mort à l’encontre de Mme Pesque. Diable, ça c’est répondre à la question !! Une communication déplorable du Maire qui s’est accompagnée de quelques autres vilenies comme les mensonges ou les faux en écriture.