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mai 2008

Contrepétons

Le sportif met ses nouilles en cage et du sport dans les fermes.

Le maire de Maisons-Alfort accède enfin à la célébrité

Eternel candidat malheureux à un poste de ministre, le maire de Maisons-Alfort a vécu des moments d’instance jouissance médiatique lors du voyage en Chine de Nicolas Sarkozy. Invité du Président, il l’a marqué à la culotte pendant la visite du site archéologique où étaient enterrés les hommes statues en terre cuite de l’armée de l'Empereur Qin, le 1er empereur de Chine. Ainsi, est-il apparu la mine réjouie au côté du Président dans une photo publiée dans le journal Libération. Son image a impressionné les lecteurs au point de poser la question de l’identité de ce « jovial dégarni » au côté du Président.

Qu’il soit dégarni, personne ne le contestera. Par contre, pour ce qui est de la jovialité, les personnes qui le côtoient peuvent témoigner que ce qualificatif est loin de représenter le trait de caractère dominant d’un tel personnage plutôt réputé dans son fief pour son autoritarisme et son caractère colérique.

 Un instant de célébrité qu’il lui faudra travailler. On se souvient de son mentor en politique, Alain Griotteray, qui, au bas d’une photo le représentant au côté du 1er ministre canadien, fanfaronnait en inscrivant la légende suivante dans sa feuille de chou destinée à vanter ses mérites : Qui est le personnage à côté d’Alain Griotteray ?

 Aller monsieur le maire ! Encore un effort ! Mais que c’est dur !

Un conseil ! Par les temps qui courent, une critique bien sentie de Nicolas Sarkozy est le chemin le plus court pour glaner un instant de notoriété. Bien évidemment, il faut faire une croix sur un poste de ministre ce qui n'est plus un problème car, désormais, les carottes sont cuites. Quoique !

La fête des maires

C’est la fête des maires. Ce fut pour certains maires, une défaite. Pas les nôtres à Charenton, Maisons-Alfort et Saint-Maurice, 3 grands maires réélus. Bravo !

Alors que le parlement débat de la limitation à 2 mandats présidentiels successifs, il n’est pas question de limiter le nombre de mandats d’un maire. A l’heure où on parle de 41 années de vie professionnelle, eux veulent la mairie pour l’éternité si possible et sans retraite, ni à 60, 65 ou 68 ans.

Ces mêmes maires, sénateur ici, député là (seuls 76 députés n’ont pas d’autre mandat) cumulent donc allègrement. Ils exécutent très imparfaitement leur mandat de parlementaire (la loi OGM rejetée pour cause d’absentéisme en est une illustration...), sauf les mardi, mercredi et jeudi où ils accourent dans l’hémicycle entre 15h et 16h pour montrer leur binette à l’écran.

Nos maires, qui ne manquent pas de paroles assez élogieuses pour le slogan « travailler plus pour gagner plus », nous donnent l’exemple fortement mobilisateur de travailler moins pour gagner plus.